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Stupéfiants au volant : quand l’État fait son beurre sur les analyses toxicologiques

Lorsqu’un automobiliste est condamné par la justice pour avoir conduit après usage de stupéfiants, il lui est demandé de mettre la main à la poche pour rembourser les analyses biologiques réalisées dans ce cadre. Mais l’ensemble de la somme versée ne va pas toujours aux labos chargés de cette mission…

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Les passeurs d’humanité

Ils s’appellent Françoise, Cédric, Martine, Delia, Hubert ou Catherine. Ils vivent dans la vallée de la Roya à la frontière italienne et ont vu passer au pas de leur porte des hommes, des femmes, des enfants exténués, affamés, transis, qui venaient de franchir la montagne pour trouver refuge en France. Chacun à sa façon, ils tentent d’aider, de soutenir, de donner du temps, de l’attention, de l’expertise à ces migrants dépourvus de tout. Mais ils ont aussi découvert l’absurdité des poursuites judiciaires, l’acharnement de certains procureurs et les dérives policières.

Un reportage d’Antoine Champagne et de Jacques Duplessy publié dans Témoignage Chrétien.

Le poste frontière de Menton
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Autolib’, Vélib’, voies sur berge… Anne Hidalgo accumule les déboires et la facture sera salée

C’est la fin pour Autolib’. Les élus franciliens ont voté ce jeudi la résiliation du contrat de gestion des voitures électriques de Paris et sa banlieue par le groupe Bolloré. Ce n’est malheureusement pas le seul dossier mal géré par Anne Hidalgo.

C’était le dossier le plus lourd : Autolib’, la voiture électrique en autopartage. On savait le service déficitaire. On a découvert que c’était un gouffre. Selon les prévisions de l’exploitant, le groupe Bolloré, le déficit cumulé aurait pu atteindre 294 millions d’ici 2023. Devant un tel risque, Anne Hidalgo a décidé d’arrêter les frais : à sa demande, le conseil du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole (SVAM) a résilié ce jeudi le contrat avec le groupe du milliardaire. Sauf que la facture de cette rupture pourrait être très douloureuse pour le contribuable. Marie Bolloré, la directrice d’Autolib’, l’a estimée à 300 millions d’euros. Soyons juste, c’est Bertrand Delanoë qui avait signé ce montage en 2011. Mais sa remplaçante et ex-première adjointe aurait pu s’inquiéter plus tôt.

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Radars – Dénonciation obligatoire pour les patrons : la loi bientôt scrutée par le Conseil constitutionnel ?

Réponse la semaine prochaine ! L’article L121-6 du code de la Route, qui oblige les patrons à transmettre “l’identité et l’adresse de la personne (…) qui conduisait” un véhicule de leur entreprise quand celui-ci a été “radarisé”, est-il contraire à la Constitution ? Pour le savoir, il faudrait déjà que l’une des Questions Prioritaires de Constitutionnalité (QPC), déposées devant les tribunaux de Police, passe le filtre de la Cour de Cassation, qui doit la juger recevable avant de la transmettre au Conseil Constitutionnel. Des six qui ont été pour l’instant soulevées, il y en a encore trois en attente de son verdict. Le dernier attendu est prévu pour le 27 juin.

On en est à six. Six Questions Prioritaires de Constitutionnalité (QPC), soulevées sur l’article L121-6 du code de la Route, dont le principe est de contraindre depuis le 1er janvier 2017 les chefs d’entreprise à remettre l’identité du fautif quand un véhicule de leur flotte se fait flasher par un radar automatique. Six QPC déposées car les avocats de ces patrons considèrent que cette nouvelle loi est contraire à notre Constitution.

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Dossiers des épaves roulantes : de vrais boulets pour la justice… et les victimes !

En 2015, ce sont quelque 5 000 véhicules soupçonnés d’être dangereux, après avoir été accidentés et mal réparés, qui avaient été rappelés pour être expertisés, ce qui avait donné lieu à l’ouverture d’un procès à Évry. En 2017, ce sont plus de 1 000 voitures qui se sont retrouvées dans la même situation, avec rebelote, un nouveau procès à Évry… Dans le premier cas, c’est une information judiciaire qui a finalement été ouverte. Depuis, plus de nouvelles… Dans le second cas, une nouvelle audience avait lieu ce mardi, mais sans qu’elle n’apporte les réponses escomptées. En attendant, les victimes prennent leur mal en patience, et le problème de fond est loin d’être réglé.

Après l’affaire des 5 000 voitures dangereuses, en 2015, au tour de l’affaire dites des 1 000 ! Il ne s’agit pas des mêmes protagonistes, mais le principe reste le même : des véhicules gravement endommagés (VGE) ou économiquement irréparables (VEI), à la suite d’accidents, et donc déclarés épaves, n’ont pas fini à la casse, mais ont été réparés, et surtout mal réparés, avec parfois des pièces volées, par des garagistes véreux, et avec la complicité d’experts en automobile qui leur ont signé des certificats de conformité de complaisance, afin que les cartes grises soient débloquées et que ces véhicules puissent être remis en circulation.