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Société

L’hôpital à perdre haleine

Quarante-huit heures durant, à l’hôpital communal de Toulon/ La Seyne (Var), Pèlerin a partagé la vie des équipes soignantes qui se relaient non-stop auprès des malades. Un reportage édifiant à l’heure où, partout en France, le personnel hospitalier se mobilise pour de meilleures conditions de travail. (Photos : Cyril Marcilhacy / texte : Jacques Duplessy)

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Société

13 Novembre : notre enquête sur les attentats

Arnaud Guiguitant et Jacques Duplessy révèlent des nouveaux éléments sur les attentats du  13 Novembre. A partir de la localisation des potables et des échanges téléphoniques, les enquêteurs ont reconstitué le déroulement des attentats et leur planification depuis la Syrie.

Un article à lire dans Paris Match.

Dans Marianne, nos deux journalistes reviennent sur le rôle des seconds couteaux dans l’organisation des attaques, les autres cibles envisagées par les terroristes et enfin les leçon des attentats tirées par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI).

A lire encore dans Paris Match de janvier 2017 notre portrait de Salah Abdeslam.

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Économie

Ryanair, l’irlandais qui rackette les aéroports

LE CANARD ENCHAINÉ – La Commission européenne a ouvert une enquête sur ces subventions déguisées des collectivités. La compagnie low-cost coûte cher : elle collectionne les subventions auprès des collectivités avec cette menace : « Tu l’aides ou elle te quitte ! » Lire l’article paru dans le Canard enchaîné du 21 décembre 2016 : Ryanair canard.

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Économie

Le gel des tarifs aux péages en 2015 va coûter 500 millions d’euros aux usagers ! (L’Express)

Le gel des prix des péages décrété par le gouvernement en 2015 aura finalement un coût pour les automobilistes. Les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA) ne vont pas seulement pouvoir se rattraper à l’euro près, via des hausses supplémentaires entre 2019 et 2023. Elles seront aussi dédommagées pour ne pas avoir pu augmenter leurs tarifs cette année-là.

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Société

La mort est dans le pré – Society

Photos: Stéphane Dubromel

Nils a mal dormi cette nuit. Il dort toujours mal la veille d’un abattage. Eleveur à Forch, une petite commune située sur les hauteurs du lac de Zurich (Suisse), il s’est réveillé à 6h et attendra que le jour se lève pour abattre l’un de ses boeufs d’une balle dans la tête. « C’est paradoxal, avoue-t-il. Je tue des bêtes que j’ai vues naître, que j’ai élevées et que j’aime. Je tiens beaucoup à ce cercle de vie. Voilà pourquoi je préfère les exécuter moi-même plutôt que de les envoyer à l’abattoir. » Trente minutes avant la mise à mort, l’agriculteur porte déjà l’arme à l’épaule, un fusil de chasse de calibre .22 Magnum. Dans sa paume, il fait s’entrechoquer les cartouches qu’il utilisera tout à l’heure: « Avec ça, on tue un animal de 600 kg, dit-il. C’est le meilleur calibre car 100% de l’énergie reste concentrée dans la tête. La mort est instantanée. »

L’aube apparaît soudain dans un rayon de soleil dont la lumière orangée embrase les quinze hectares de pâturages de l’exploitation. Une fine brume recouvre les forêts alentours. Au loin, un coq chante, un chien aboie, une trentaine de ses vaches paissent dans le champ d’en face: si la mort n’allait pas frapper ce matin, cela aurait ressemblé à une belle journée à la campagne. Nils demande à rester seul pour pouvoir se concentrer: « Au moment de tirer, je ne dois penser qu’à la technique et pas à mes émotions. Une fois terminé, je ne suis pas triste parce que je sais que ma bête n’a pas souffert. Allez, désolé mais il faut que j’y aille. » Il est 7h10. Par mesure de sécurité, on ne pourra assister à l’abattage que depuis le premier étage de la ferme. De la fenêtre, on aperçoit parfaitement l’enclos à l’intérieur duquel six boeufs sont en train de brouter comme si de rien n’était. Fusil en bandoulière, Nils s’installe dans un cabanon en bois, construit à l’aplomb de l’enclos. Il s’assoit, pose un coussin sur le rebord de l’affût, cale son oeil dans le viseur et braque son arme sur le troupeau. Il est 7h13. De loin, l’agriculteur, en bottes et combinaison verte de travail, a des faux airs de sniper dont le canon suit les mouvements de sa cible. L’attente peut être longue: il n’ouvrira le feu qu’au moment où l’un des bestiaux le regardera assez longtemps pour lui donner la mort « les yeux dans les yeux ».